Lettre des élus du Front de Gauche au conseil municipal de Montigny-lès-Cormeilles : Estelle Auboin, Olivier Canu, Cyril Joly, Karine Nicpon, Pascal Videcoq     

                       

En 2016, décrétons l’état d’urgence démocratique, social et environnemental

Nous adressons nos vœux les plus chaleureux aux Ignymontaines et aux Ignymontains. Pour que cette année soit bonne, il faudra puiser dans ce que notre société recèle de meilleur afin de tourner la page des moments difficiles de 2015.

Nous n’oublierons jamais l’horreur des attentats de janvier, les attaques terroristes du 13 novembre. Nous n’occulterons pas les effets de l’accélération gravissime de la crise politique en France, de la dégradation continue du niveau de l’emploi et des conditions de vie.

Les annonces faites par le Président de la République nous indiquent, malgré les belles paroles, que le gouvernement n’opte ni pour l’apaisement des tensions en France et dans le monde, ni pour la présentation de mesures efficaces pour la création et la protection de l’emploi et de l’environnement.

C’est la garantie de l’emploi de qualité pour tous qui devrait être inscrite dans la Constitution et non la prolongation sans fin de l’état d’urgence  ni la perte de nationalité pour les binationaux.

Les élus du Front de Gauche resteront fidèles aux engagements qu'ils ont pris à l'égard de leurs électeurs lors des élections municipales de 2014. Ils poursuivront leur mandat, malgré le refus de M. Carpentier de travailler avec eux. Nous affirmons que nous sommes dans l’opposition constructive puisque M. Carpentier participe à la politique d’austérité voulue par le gouvernement (ouverture des magasins le dimanche, développement de la précarité avec les emplois avenir). Quant à M. Marques, membre du parti de Sarkozy, il adopte les délibérations antisociales  proposées par M. Carpentier. Leur opposition n’est donc qu’une façade.

En 2016, nous voulons rassembler pour porter haut, avec vous, les plus belles traditions d’émancipation, de liberté, d’égalité et de fraternité, pour vivre ensemble et rejeter les divisions et la haine.

Les élus du Front de Gauche

 

Budget, refus des restrictions

Refus de cautionner le désengagement de l’État et les baisses de dotations budgétaires imposées par le gouvernement : 590 000 € en moins sur 3 ans, soit l’équivalent de 19 postes de fonctionnaire territorial. Les élus Front de gauche souhaitent une meilleure transparence et un travail en commission plus régulier afin d’accomplir au mieux le mandat de leurs électeurs. (Conseil du 5/02/2015)

Les piscines du Parisis

M. Videcoq s’est inquiété de l’idée d’aligner les tarifs de toutes les piscines du Parisis qui n’offrent pas toutes les mêmes services. La piscine de Montigny doit être accessible à tous et ses tarifs stables. Il s’est félicité que la piscine de Montigny soit la moins chère notamment pour l’accès des plus démunis. Vigilance également quant aux conditions de travail des employés de cet équipement. (Conseil communautaire du 23, CM du 24 /06/2014)

Avec l’union locale CGT

Intervention d’Estelle Auboin pour que le maire trouve une solution de relogement de l’union locale CGT à Montigny-lès-Cormeilles à l’identique des locaux actuels se situant dans la Zac de la gare. (Conseil du 26 novembre 2015)

Un militant FN en prison

L’ex responsable du FN de Montigny a écopé de 3 ans de prison, dont 18 mois fermes, dans une affaire d’incendie volontaire de véhicules avec d’autres membres de son parti. L’insécurité, c’est eux qui la créent !

Une police municipale – pour quoi faire  et pour quels objectifs? 

Les élus du Front de Gauche ont pris connaissance, comme vous, par le journal municipal de la création de deux postes de policiers municipaux sans en avoir été informés ni concertés. L’actualité de l’année 2015,  nous a rappelé avec cruauté que l’un des premiers droits fondamentaux d’une société démocratique est la sûreté de ses citoyens.  Passée cette période de vive émotion et d’indignation légitime, les élus du Front de Gauche ne comprennent pas pourquoi le Maire et ses adjoints surfent sur cette situation pour répondre à la problématique de la sécurité sans réelle réflexion. N’aurait-il pas mieux valu un débat public sur cette question et créer un collectif citoyen chargé d’étudier les mesures locales à mettre en œuvre afin que les décisions prises respectent  les principes de vie en commun auxquelles s’attaquent justement les terroristes.

 M. Carpentier, une nouvelle fois, applique les décisions du gouvernement en créant une police municipale aux dépens des missions régaliennes de l’Etat, en acceptant les transferts de charges sur le budget de la commune. Nous considérons que les Ignymontains n’ont pas à payer deux fois pour leur sécurité, une fois avec leur imposition nationale et une seconde fois avec leur impôt local.

L’Etat doit remplir ses missions. La dernière étude de l’association des maires de France réalisée en 2015 informe que le développement des polices municipales (4,6 policiers municipaux pour 10 000 habitants en moyenne) s’est traduit par une diminution effective de la présence de terrain de la police nationale ou de la gendarmerie. L’étude confirme également qu’une police municipale ne permet pas aux collectivités de répondre aux problématiques de sécurité. La preuve en est : leurs effectifs ne cessent d’augmenter, mais la sécurité des citoyens est loin d’être assurée !!

En revanche, ne serait-il pas plus efficace de mettre en place une véritable politique de prévention et de proximité avec le concours de professionnels et d’associations. L’action de proximité est le seul barrage contre la délinquance. Engageons-nous dans cette voie.

 Programme local de l’habitat intercommunal

 Vos élus ont voté la délibération refusant ce programme du PLH, estimant anormal que certaines villes ne jouent pas le jeu en ce qui concerne l’offre de logement. Les Agglomérations ont été constituées pour forger des solidarités entre les collectivités et non pour les diviser. Il est notoire que des communes constituant la CALP n’œuvrent pas en ce sens et refusent la mixité sociale. Ce vote fut reconduit lors du conseil communautaire du 22 juin 2015, lors duquel M. Marques s’est distingué en dénigrant la ville qu’il prétend représenter et en méprisant ainsi les habitants de Montigny ! (Conseil municipal du 4 juin 2015)

ZAC de la gare.

Nos élus ont été très attentifs à ce projet. Ils ont reçu de nombreux Ignymontains, en particulier les riverains touchés directement par des constructions qui vont modifier l’urbanisme de ce quartier jusque là pavillonnaire. Ils ont exprimé aussi le besoin de logements, tant locatifs que en accession, pour les jeunes (et moins jeunes) de notre ville.

La réunion publique du 18 mai n’a pas levé toutes les craintes, loin de là. Estelle Auboin s’est inquiétée du calendrier de construction de l’ilot 1 et de l’école prévue, sachant qu’une forte pression démographique existe déjà sur l’école Paul-Bert. Olivier Canu a relayé l’exigence des riverains rencontrés de conserver un urbanisme à taille humaine qui a été la marque de la municipalité depuis 1977. (Conseil du 4 juin 2015)

Aux côtés des salariés de la maison de retraite John Lennon en lutte.20151017_124129

Les élus du Front du Gauche ont soutenu la grève des salariés exigeant de leur direction des moyens nécessaires à la prise en charge de nos anciens dans de bonnes conditions.

Sur la photo, Pascal Videcoq, président du groupe Front de Gauche au conseil municipal, en discussion avec les grévistes.