« Les jeunes français doivent avoir envie de devenir milliardaires » déclarait, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, dans une interview au journal Les Échos, mercredi 7 janvier 2015.
Une véritable profession de foi de la part de l'ancien banquier qui ne sait pas ce que signifie : vivre dans la précarité absolue, travailler la nuit pour payer ses études, dormir dans la rue ou dans sa voiture tout en ayant un emploi, ne pas pouvoir finir les fins de mois pour un jeune couple.
Sur un ton moralisateur, le patron de Bercy explique aux jeunes, que s'ils ne deviennent pas milliardaires, c’est qu’ils ne sont pas dans le coup. Dans le même temps, ce bourgeois milliardaire, à travers son projet de loi, veut rétablir la troisième classe pour les pauvres en leur proposant de voyager en car, élargir le travail du dimanche à douze dimanches par an, modifier le travail de nuit, allonger le temps de travail par semaine, faciliter les licenciements, mettre en cause les juridictions prud'homales, affaiblir l’Inspection du travail, dénaturer la médecine du travail et abaisser le coût du travail. Autrement dit, imposer une régression sociale aux travailleurs.
Il est d’ailleurs soutenu par le Président de la République, qui lors de ses vœux, a expliqué que ce projet de loi, censé donner « un coup de jeune à la France », était aussi « une loi pour le siècle à venir ». Il faut se pincer pour ne pas rire devant de telles grossièretés. Cette loi, au contraire, est un retour au XIXe siècle.

La loi Macron porte une certaine idée de la société et des êtres humains qu’il faut combattre
La logique de la loi est de faire admettre que plus rien ne doit échapper à la loi du marché capitaliste et à sa recherche de plus-value. Ni l'organisation du temps de la semaine, ni les infrastructures du pays. Or, pour y parvenir, la prétendue loi naturelle du « marché capitaliste » prime sur la souveraineté et l’émancipation des individus, leur organisation collective, et l'environnement. Elle prime sur l'autel décrépi des instances européennes et sur celui encore plus grand des intérêts privés, y compris étrangers. En cela les fondements de la République sont gravement fissurés, affaissés, dégradés. Cette République sociale et solidaire, dont la force était de garantir la souveraineté de la nation et celle des individus, de protéger les citoyens contre le fait accompli de la loi du plus puissant, de la concurrence de plus en plus faussée.
Au nom de la République et d'une certaine idée du progrès humain, unissons-nous pour la rejeter. Il est temps de mettre un coup d'arrêt à la régression en cours.
Le rapporteur de la commission Attali, Macron Emmanuel sous Sarkozy, remet les mêmes idées rétrogrades à Emmanuel Macron, hollandiste.
Cherchez l'erreur!!!!!!